Quelques extraits d’articles et de chroniques
Dans l'article Reformation : grand pardon ou association de malfaiteurs ? :
« Les majors perdent de l'argent depuis que le peer to peer remplace votre ballade à la FNAC. Elles décident de se refaire en se délestant des groupes à faible marge pour relancer les groupes mythiques. Où est le problème ?
Finalement, ne serez vous pas le plus heureux de voir/revoir enfin ces légendes qui hantent vos CDthèques ? N'est-il pas plus sain de payer pour une prestation live (fut-elle une resucée de best of joué par des croulants) qu'aucune forme de support ne pourra jamais retranscrire (son odeur, son ambiance, le son live) que d'acheter un DVD au prix fort et souvent rempli de bonus pipeau pour remplir les poches d'un marché qui refuse de s'adapter ?
Nous voulons du rock. Pas une collection de produits finis. »
Dans l'article Le Développement Durable existe-t-il en matière de rock ? :
« Internet a accéléré tout le système, comme un moteur de Dodge qui serait branché sur un pacemaker. Les courants se font et se défont avant même que les majors aient le temps de suivre. Le bouche à oreilles fourni le buzz suffisant pour faire vivre (ou du moins jouer) toute une scène avant qu'on se rende compte qu'elle existe. Et bien sûr, les modes reviennent, repartent, et rereviennent (comme le comeback 80s qu'on se tape aujourd'hui).
(…) Est ce que rejouer du garage-rock aujourd'hui c'est être à la traîne des White Stripes ou bien être le prochain maillon en avance sur la chaîne d'évolution du punk-rock ? »
Dans la critique Starshaped : quatre punks dans le vent ? :
« Revoyez vous même le DVD Starshaped de Blur : la guitare crie entre chaque accord, Damon Albarn ne tient pas sur ses Doc Marten's, il faut rapprocher les fûts du batteur à chaque chanson, et le tour-bus consomme plus de bière que d'essence…
On vous a dit que Blur était un groupe de pop, et vous l'avez cru ?
(…) D'abord renommé par le label lors de la signature, Blur se verra refringué, materné, cadré, leur son retouché, leur tempo ralenti et leurs vidéos kitchisées. Ce contre quoi ils écriront Popscene comme une dénonciation grinçante de la manipulation des masses.
Car c'est bien ça que suggère le terme 'Starshaped' : formé pour être une star.»
Dans la chronique Depeche Mode - Making music for the masses 8 :
« Nous sommes en 2005 quand commence l’enregistrement de Playing the Angel et Hillier accule donc le groupe à tout reprendre à zéro. A commencer par le matériel : analogique, monté en chaîne, avec des pédales d’effets comme s’il enregistrait des guitares. Et voilà les papas qui ressortent les vieux synthés du grenier et tentent de les greffer sur des rythmiques d’aujourd’hui. Au résultat, des sons pas toujours justes qui crachouillent des étincelles et bavent un peu donnant à l’ensemble un côté rudimentaire et vaguement rugueux.
(…) Loin d’être nostalgiques, les survivants de Basildon réinventent l’âge d’or du synthétiseur, se rapprochant ainsi du futur tel que le décrivait la science-fiction des années 80.»


